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Discrimination/Racisme

Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 00:00

Georges Frêche devrait finir son mandat dans sa région, mais privé de la casquette PS. Après quoi, il pourra redemander sa réintégration au sein du parti, qui devra restatuer pour cela. Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a été exclu samedi du Parti socialiste pour ses dérapages verbaux, a en effet annoncé la commission nationale des conflits du PS. Georges Frêche avait tenu des propos, "inacceptables" et "humiliants", selon Ségolène Royal, sur le nombre de Noirs dans l'équipe de France de football. Les 33 membres de la commission nationale des conflits du parti socialiste ont examiné son cas pendant plus de trois heures, samedi matin, au siège du PS, Rue de Solférino à Paris. Le principal intéressé était absent. Il avait seulement mandaté son avocat, Maître André Ferran.

Suite à ces propos, la commission nationale a "entendu les arguments de la direction du parti et également les défenseurs de Georges Frêche", et a jugé que ces déclarations "ne sont pas compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains qui sont depuis toujours les engagements du Parti socialiste". La commission a ainsi décidé "à l'unanimité de ses membres l'exclusion définitive" de Georges Frêche.

Décision rare au PS

Les dérapages répétés de George Frêche ont été condamnés tant à droite qu'à gauche et ont mis dans l'embarras la candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, qu'il soutient publiquement. Ségolène Royal et le Premier secrétaire du parti, François Hollande, avaient souhaité cette sanction, décision rare au sein du PS pour des motifs autres que de discipline interne. "Si ces déclarations sont avérées, il sera exclu", avait ainsi prévenu le Premier secrétaire. 

La candidate n'a toutefois pas souhaité samedi faire de commentaire sur cette exclusion, indiquant simplement en "prendre acte, c'est tout", tout comme les élus politiques locaux et régionaux de la région Languedoc-Roussillon. De nombreuses associations se sont en revanche réjouies samedi de cette décision.

"Procès stalinien"

Georges Frêche a par ailleurs été condamné jeudi à 15.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montpellier pour avoir traité en février 2006 des Harkis de "sous-hommes". Le PS l'avait de son côté exclu pour deux ans de ses instances dirigeantes, pour cette déclaration. A la mi-janvier, Georges Frêche avait décidé de se mettre "en congé" du parti pour "ne pas gêner" la campagne de Ségolène Royal. Ségolène Royal s'était dans un premier temps contentée de cette annonce, avant de réclamer dimanche son exclusion.

Vendredi, Georges Frêche s'était dit victime d'un "procès stalinien" de la part de son parti, et avait appelé Ségolène Royal à faire preuve de "plus d'intelligence politique" et à ne pas "faire le jeu" de Nicolas Sarkozy, son adversaire UMP à la présidentielle, en "tapant" sur lui. Il s'agit de la deuxième exclusion ces dernières années par le PS d'un responsable important du parti, pour des raisons de comportement. L'ancien ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, avait été exclu en 2002 pour deux ans pour avoir pris parti contre le député de Saône et Loire, Arnaud Montebourg, durant la campagne des législatives.

D'après agence

Par romano_33 - Publié dans : Discrimination/Racisme
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