C'est la panique à Beyrouth comme à Haïfa, où les habitants ont la consigne de se mettre aux abris.
Le Hezbollah continue ses tirs de roquettes sur Israël. Dimanche, le groupe radical chiite a de nouveau visé Haïfa, la troisième ville du pays. Au moins huit personnes sont mortes dans la chute d'une dizaine de roquettes, qui ont notamment atteint un entrepôt de maintenance de la gare de la ville, en pleine heure d'affluence. D'autres bombes auraient touché l'aéroport de Haïfa et son port.
Le porte-parole de l'armée promet une riposte sans précédent. Ces tirs de roquettes meurtriers auront "des conséquences considérables dans nos relations avec la frontière nord et dans la région en général" menace aussi le Premier ministre israélien, Ehud Olmert. L'armée israélienne appelle maintenant la population du sud du Liban à monter vers le nord, pour risposter aux roquettes meurtrières sur Haïfa.
Le chef du Hezbollah blessé ?
Ces attaques contre Haïfa interviennent après une cinquième nuit consécutive de raids massifs de Tsahal sur le Liban, à coup de deux explosions par minute. Dernière cible visée dimanche matin : le bâtiment de la chaîne de télévision du Hezbollah, dont les programmes ont été interrompus. Des commandos spéciaux israéliens mènent des opérations terrestres au Liban, en plus des raids aériens et maritimes, a annoncé le chef des opérations à l'état-major.
Après le réseau de transports, les raids sont ciblés sur les infrastructures du Hezbollah. La deuxième chaîne privée de télévision israélienne affirme que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été blessé dans un bombardement à Beyrouth. Information démentie par le groupe, d'autant qu'il est probable que Nasrallah soit parti depuis longtemps de la banlieue sud de Beyrouth, cible privilégiée de Tsahal. Au moins trois civils ont été tués dans les raids de dimanche.
Pour la seule journée de samedi, 38 personnes ont été tuées dans ces raids, portant à plus de 100 le nombre de victimes mortelles depuis le lancement de cette offensive massive mercredi en représaille à l'enlèvement par le mouvement chiite radical de deux soldats de Tsahal. Les Libanais se préparent à la possibilité d'un conflit long et craignent maintenant la pénurie. Certains fuient. D'autres restent chez eux et pleurent la saison touristique qui s'annonçait bonne pour la première année.
Parallèlement, Tsahal poursuit ses attaques sur la bande de Gaza. L'armée israélienne réoccupe le nord de la zone.
Cessez-le-feu réclamé
Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, appelle à "un cessez-le-feu immédiat et global sous l'égide de l'ONU" et accuse Israël "d'infliger une punition collective" aux Libanais. Les appels internationaux à la retenue pour éviter une escalade dans la région se multiplient, même si George Bush a répété dimanche matin le droit d'Israël à "se défendre lui-même".
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas trouvé de solution à cette crise, notamment du fait des réticences des USA. La solution internationale pourrait donc venir du G8 qui se tient depuis samedi à Saint-Pétersbourg .
| Janvier 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Commentaires Récents