Garde à vue de l'institutrice : Nicolas Sarkozy réagit

Publié le par romano_33

Nicolas Sarkozy en Martinique le 23 mars 2007

Il s'agit d' "une décision judiciaire" et "je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus", a-t-il déclaré vendredi en Martinique.

Candidats et associations ont unanimement dénoncé la garde à vue durant 7 heures de la directrice d'une école du XIXe parisien, devant laquelle des heurts avaient eu lieu mardi entre parents et policiers.


"Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus", a déclaré vendredi en Martinique, Nicolas Sarkozy, le candidat UMP à l'élection présidentielle et encore ministre de l'Intérieur jusqu'à lundi prochain. "Un procureur de la République indépendant a demandé à la police, à la suite de violences faites à un policier, et donc absolument pas en fonction d'une famille immigrée, de mettre en garde à vue cette personne", a-t-il poursuivi.

"Si le ministre de l'intérieur s'opposait à cette décision, vous (les journalistes qui suivent son déplacement aux Antilles NDLR) seriez les premiers à me dire que la justice est indépendante. Fait extraordinaire, à chaque fois que ça ne plaît pas à la gauche, il faudrait que je m'oppose à l'exécution d'une décision de justice", a-t-il encore déclaré. "Je n'ai pas à m'opposer à l'exécution d'une décision de justice qui de surcroît, je le dis aux Français, n'a rien à voir avec la situation de cette famille en situation irrégulière. Il n'y a vraiment pas de quoi faire une polémique", a-t-il conclu.

Un tollé

La directrice d'une école maternelle du XIXème arrondissement de Paris a été placée vendredi durant près de sept heures en garde à vue après des incidents survenus mardi lors de l'interpellation d'un étranger sans papiers qui était venu chercher son petit-fils à la sortie de l'école (lire article). Vendredi, la plupart des candidats à la présidentielle ont condamné cet acte. Françaois Bayrou, Ségolène Royal, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller ou encore Dominique Voynet ont affiché clairement leurs positions contre cette mise en garde à vue (lire article).

A la suite de ce tollé, le ministère de l'Intérieur a annoncé avoir écrit aux préfets pour leur "rappeler" que "l'exécution des mesures d'éloignement d'étrangers en situation irrégulière ne doit en aucun cas donner lieu à des interpellations (...) de police ou de gendarmerie dans l'enceinte ou à proximité immédiate d'un établissement scolaire".


Alliance "scandalisé" par accusations portées contre policiers

Le syndicat Alliance (deuxième syndicat de gardiens de la paix) s'est déclaré samedi "scandalisé et choqué" par les "accusations" portées contre les policiers au cours des incidents qui ont opposé mardi soir policiers et parents d'élèves lors de l'interpellation d'un grand-père chinois sans-papiers rue Rampal à Paris (XIXe). "Les policiers ont fait preuve de discernement et d'humanité", a déclaré le secrétaire national d'Alliance, Frédéric Lagache. Il a demandé au ministère de l'Intérieur de "déposer plainte contre les auteurs des accusations diffamatoires" qui ont "été portées contre les policiers" à la suite de ces incidents. Il a annoncé que son syndicat allait lancer un "mot d'ordre aux policiers de cet arrondissement de ne plus intervenir sur initiative dans ce quartier" si "chacun ne revient pas à la raison".

(D'après agence)

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V
<br /> <br /> Très bon article, je vous remercie pour ce joli partage, j'apprends beaucoup avec vous<br /> <br /> <br /> <br />
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