algues toxique a marseille
La baignade a été interdite jeudi dans une calanque de l'île du Frioul, à Marseille, en raison de la présence d'une algue tropicale microscopique, l'ostreopsis ovata, qui peut entraîner des irritations. La même algue prolifère également sur la côte Nord-Ouest de l'Italie. Une microalgue prolifère dans les eaux d'une calanque de l'île du Frioul à Marseille, et prive depuis jeudi les vacanciers de baignade. L'ostreopsis ovata, s'est accrochée sur des sédiments marins au moment des fortes chaleurs du mois de juillet et des températures élevées de l'eau, a expliqué la mairie après avoir consulté l'Ifremer. Le mistral qui souffle actuellement sur la région les a détachées et libérées dans le milieu marin.
Le contact avec cette algue peut entraîner des rhinites, irritations oculaires, démangeaisons et diarrhées. Le réseau sanitaire de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur devrait être mis à contribution pour faire "remonter" les informations et traiter les malades éventuels. La consommation de produits pêchés dans la calanque de Morgiret, dans les îles du Frioul, est également interdite. Ces algues tropicales devraient disparaître de manière naturelle, selon l'Ifremer.
Même scénario en Italie
Pour la deuxième année consécutive, cette algue prolifère aussi près des côtes italiennes, obligeant les autorités à interdire la baignade dans quelques plages. Outre Fregene, à quelques kilomètres de Rome, la côte Nord-Ouest du pays est la plus touchée. A Gênes, un sexagenaire a été hospitalisé début août, après être entré en contact avec l'algue.
Ne dépassant pas les 40 micromètres, l'Ostreopsis ovata "vit généralement au fond de la mer, mais remonte à la surface de l'eau lors de la floraison et relâche une neurotoxine qui peut être transportée dans l'atmosphère par les aérosols marins", explique sur son site l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). La neurotoxine en question provoque une forte fièvre et des difficultés respiratoires mais elle peut aussi "se concentrer dans la chaîne alimentaire (coquillages et poissons)".
Si l'Ostreopsis ovata est d'origine tropicale, pointe encore l'Ifremer, "elle est connue de longue date en Mer Tyrrhénienne", où des épisodes d'intoxication ont été enregistrés depuis 1998. En 2005, près de 80 personnes, dans l'eau et sur les plages, avaient ainsi été intoxiquées dans la région de Gênes, à la suite d'une "concentration inhabituelle de cette algue sur une étendue de rivage de cinq kilomètres", rappelle l'Ifremer.
photo : archives