Régimes spéciaux...
Le président de l'UMP a vigoureusement défendu jeudi l'idée d'une réforme des régimes spéciaux de retraite qui devra se faire "dans la concertation".Faut-il réformer les régimes spéciaux de retraites comme le proclame François Fillon ? "Nous ferons la réforme parce que la réforme doit être faite", a lancé Nicolas Sarkozy lors de la convention logement de son parti réunie à Paris. "C'est parce que nous aurons tout dit avant que nous ferons tout après", a ajouté le probable candidat à la présidentielle, pour exprimer sa détermination. Il demandera au Conseil d'orientation des retraites de "faire un constat" et de "'tracer les pistes". "Nous le mettrons en discussion avec les partenaires sociaux", a-t-il ajouté.
"Je sais d'expérience qu'une bonne réforme est une réforme concertée, qui a du dialogue, où il y a un constat partagé", a insisté le numéro deux du gouvernement, ministre de l'Intérieur. Il a souligné qu'il ne considérait pas les partenaires sociaux "comme des adversaires, mais comme des femmes et des hommes responsables et raisonnables". "Que ceux qui pourront expliquer aux Français que la réforme sur les retraites (ndlr: de 2003, ne concernant pas les régimes spéciaux) était valable pour les autres et pas pour les uns, que ceux-là viennent expliquer qu'ils n'ont pas la même conception de la justice et de l'égalité républicaine que la mienne !", s'est exclamé le patron de l'UMP.
"Qu'ils viennent expliquer aux Français qu'avec moins de cotisants, plus de retraités qui vivent plus longtemps, il n'y a pas besoin de réforme", a dit Mr. Sarkozy. "Eh bien, ce n'est pas là ma conception du courage en politique". Dominique de Villepin a assuré mercredi qu'il n'y avait "pas de projet du gouvernement sur les régimes spéciaux" et a exhorté à "ne pas monter certains Français contre d'autres". A propos de son conseiller politique François Fillon, qui était dans la salle, et qui a suscité débats et polémiques en relançant l'idée de cette épineuse réforme, Nciolas Sarkozy a assuré : "le courage en politique, c'est de dire aux Français la vérité".