La justice confirme cinq retraits de badges

Sept employés musulmans de l'aéroport avaient introduit un référé pour suspendre cette décision. Seuls deux d'entre eux ont été entendus.
La préfecture a retiré les badges de 72 employés de l'aéroport entre mai 2005 et le 1er novembre 2006.
Le tribunal administratif de Cergy, dans le Val-d'Oise, a tranché. Il a décidé mercredi de maintenir dans cinq cas la décision de la préfecture de Seine-Saint-Denis de retirer leurs badges à des employés musulmans de Roissy. Deux cas y échappe. Les badges seront restitués aux employés.
La préfecture de Seine-Saint-Denis s'était appuyée sur des notes de l'Uclat (unité de coordination de lutte anti-terroriste) concluant à la "vulnérabilité incompatible" avec la sûreté aéroportuaire de certains employés pour retirer leurs badges à 72 employés de l'aéroport entre mai 2005 et le 1er novembre 2006.
En tout, sept employés musulmans avaient introduit un référé devant le tribunal administratif pour suspendre cette décision. La préfecture de Seine-Saint-Denis souahitait leur retirer leurs badges d'accès à la zone sous-douane de Roissy pour raison de sûreté liées à des risques terroristes.
Pas de menace
A propos de l'un des deux employés à qui la justice donne raison, Mohammed Seddiki, le tribunal indique dans sa décision qu' "il ne ressort pas de l'instruction que l'accès du requérant à la zone réservé (...) constitue une menace justifiant" son retrait de badge.
Au sujet d'un autre employé, à qui la justice maintient la décision de retrait de badge, le tribunal précise qu'"il ressort des pièces du dossier (...) que le comportement et les relations" de l'employé "peuvent représenter une menace potentielle pour la sûreté aéroportuaire".
