Le gendarme fauché par un automobiliste est mort

Il avait été renversé lundi par un chauffard qui avait refusé de s'arrêter à un contrôle routier dans les Ardennes. Le conducteur a pris la fuite.
Selon une source proche du dossier, cinq personnes seraient en garde-à-vue.
Le gendarme, âgé de 41 ans et père de quatre enfants, qui avait été fauché lundi lors d'un contrôle routier à La-Neuville-aux-Joûtes, dans les Ardennes, a succombé ce mardi à ses blessures. Le drame s'est produit vers 5h15, à la sortie d'une discothèque, en cette fin de Saint-Sylvestre : le chauffard avait refusé de s'arrêter et foncé sur le dispositif mis en place par les forces de l'ordre pour prendre la fuite, renversant le gendarme, selon le récit du maire de La-Neuville-aux-Joûtes.
Selon le ministère de l'Intérieur, "l'enquête pour retrouver l'auteur de cet accident progresse rapidement". Un collègue du gendarme, qui effectuait avec lui le contrôle d'alcolémie, a pu "relever des éléments de la plaque d'immatriculation", a indiqué la gendarmerie. Selon une source proche du dossier, 5 personnes auraient été interpellées à Hirson, dans l'Aisne et placées en garde à vue. Le parquet de Charleville-Mézières et la gendarmerie se sont refusés à confirmer ou commenter cette information.
Nicolas Sarkozy se rendra aux obsèques du gendarme dont le drame a été qualifié d'"odieux" par la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. L'Unsa-police (premier syndicat de gardiens de la paix) a "(exigé) la mise en place de mesures concrètes pour faire halte à la violence contre les forces de l'ordre et les citoyens".
