se soir FRANCE-PORTUGAL!!!!!!!

Publié le par romano

Domenech : "Favori ne veut rien dire"


Avant la demi-finale de la Coupe du monde entre le Portugal et la France, Raymond Domenech refuse l'étiquette de favori qui, pour lui, ne représente rien. Cela dit, les Bleus sont prêts à défier les Portugais. Des Portugais talentueux et loin d'être des "plongeurs" selon le sélectionneur national.

RAYMOND DOMENECH, comment est l'équipe de France avant cette demi-finale ?

R. D. : On est prêt, mais pas prétentieux. Une demi-finale, c'est un moment exceptionnel dans une vie. C'est dans la ligne de ce qu'on a mis en place. Le 9 juillet, on en parle depuis longtemps. On aura besoin d'être encore plus performant que lors des autres matches. Si le Portugal est en demi-finale, c'est que cette équipe a du talent.

William Gallas dit que les Portugais ont une certaine facilité à plonger. Qu'en pensez-vous ?

R. D. : Si vous réduisez le Portugal à ça, vous faites fausse route. J'aimerais qu'on arrête avec cette histoire. Les Portugais ont une belle équipe, qui n'est pas uniquement constituée de plongeurs. Mercredi, ils peuvent nous poser des problèmes tactiques, techniques et physiques.


Avez-vous peur de l'étiquette de favori que vous accole le sélectionneur du Portugal Luiz Felipe Scolari ?

R. D. : Les étiquettes, c'est vous qui les collez. M. Scolari nous la donne, mais le champion du monde c'est lui. Alors je lui renvoie la balle. Favori, pour moi, ça ne veut rien dire. Les joueurs des deux équipes se connaissent tellement, chacun connaît les points forts et faibles des uns et des autres. Ils savent que personne n'est favori. Et rappelez-vous qu'après le match contre la Suisse (0-0 le 13 juin), on n'avait pas la même étiquette...

Cela a-t-il été difficile de faire "redescendre" les joueurs après la victoire contre le Brésil ?

R. D. : C'est le cas après chaque étape qu'on passe, à chaque fois qu'on réussit quelque chose. Il est naturel d'être content de ce qu'on a fait quand on l'a bien fait. Il y a toujours ce moment plus ou moins long, mais préparer l'équipe pour le match suivant, c'est le propre d'un sélectionneur.

Six de vos joueurs sont sous le coup d'un avertissement, cela vous inquiète-t-il en vue d'une éventuelle finale ?

R. D. : Arrêtez de me parler de ça. Nous jouons un match, c'est une demi-finale et avant de penser à la finale il faut jouer la demie. Nous avons le Portugal en face, ça s'arrête là. Pour le reste, on verra.

Comment faites-vous pour protéger vos trois joueurs de la Juventus Turin des informations alarmantes en provenance d'Italie ?

R. D. : Si vous avez un moyen de le faire, donnez le moi ! C'est là, ça tombe maintenant, c'est un peu gênant mais il n'y a rien à faire. Ils (Patrick Vieira, Lilian Thuram et David Trezeguet, ndlr) ont mis des barrières. Leur objectif pour l'instant, c'est uniquement le match du Portugal afin d'atteindre la finale le 9 juillet.

Avant le match contre le Brésil vous aviez fait passer un message sur l'arbitre espagnol. Avez-vous un message à faire passer cette fois ?

R. D. : Non. Je ne sais même pas qui est l'arbitre. C'est l'arbitre de France-Togo ? Alors rien à dire.

 
Barthez reste Barthez

Irréprochable, Fabien Barthez va disputer son 16e match de Coupe du monde face au Portugal, un record. Sans faire de bruit, Fabien Barthez a fait oublier le débat qui l'opposait à Coupet et veut finir son Mondial en beauté. Avant de prendre sa retraite ?

On l'avait quitté à Marseille après une saison décevante. Critiqué par les fervents partisans de Grégory Coupet, il n'avait jamais commenté la décision de Raymond Domenech d'en faire le N°1 dans le but tricolore, pas plus d'ailleurs que la réaction de son homologue Lyonnais à Tignes. Mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis l'époque où l'équipe de France était agitée par le fameux début Coupet-Barthez. Et Fabien Barthez, seul rescapé de la défense de 1998 avec Lilian Thuram, n'y est pas pour rien. Depuis le début du Mondial, l'Ariégeois s'est fait oublier. On ne parle pratiquement jamais de lui, même pour évoquer la solidité de la défense française, preuve que son travail a fait taire les sceptiques.

A les entendre, mêmes ses coéquipiers n'ont rien à dire sur lui tant il s'est montré irréprochable jusque-là. " Fabien va très bien. Comme tout le monde. Comme Greg car ils sont très liés. Il n'y a rien à dire. Le débat Barthez-Coupet, c'est très lointain. D'ailleurs, ça n'a jamais existé", plaisante aujourd'hui Thuram, laissant entendre que la cohabitation entre les deux hommes se passe désormais parfaitement bien. En cinq matches, Barthez s'est incliné à seulement deux reprises, face à la Corée du Sud (1-1) et l'Espagne, sur penalty (3-1). S'il n'a pas souvent été sollicité grâce au travail de sa défense, il a aussi su se montrer décisif face à la Suisse ("J'ai été chanceux ", estime-t-il) ou face au Brésil sur une dernière frappe de Ronaldo dans les ultimes minutes.

Ribéry : "Il nous rassure"

"On tremble toujours. Ça se joue à peu de choses ce genre de match. Depuis le début de la compétition, ça se joue à très peu de choses", nous confiait-il pourtant après France-Brésil. Peu de choses comme par exemple deux centimètres face à la Corée du Sud. "J'aurais pu attraper la balle si elle avait été deux centimètres plus bas... Mais ce sont ces deux mêmes centimètres qui me permettent d'arrêter la balle contre la Suisse (la tête de Gygax, ndlr). C'est ça le haut niveau", explique-t-il. Ou encore deux minutes face à l'Espagne. "Je pense que le penalty a été vraiment bien tiré, il a été mis au sol, au ras du poteau, petit filet. Je pense qu'il aurait fallu que je parte deux secondes avant", s'amusait-il au sujet du but de David Villa.

Barthez a donc rassuré tout le monde. Ses dernières sorties à l'OM pouvaient pourtant laisser nourrir quelques craintes pas nécessairement infondées. "Fabien n'a pas fait une mauvaise saison. Il a juste eu un retard au début de saison où il n'avait pas pu commencer le championnat (il était suspendu, ndlr) , le défend aujourd'hui son coéquipier en club Franck Ribéry. A Marseille, quand il a recommencé à jouer, il nous a fait du bien à chaque match. On le connaît, ça nous rassure de le savoir dans le but en raison de son expérience. Depuis son match contre la Suisse, il fait dire qu'il a fait de grands matchs, dans tous les domaines comme par exemple dans ses sorties. Je suis content pour lui car il nous fait vraiment du bien".

"Que du bonheur"

Il faut dire que l'ancien Mancunien n'est pas du genre à se faire du souci. "La vie est belle. On fait un beau métier", déclarait-il alors que la France n'était pas encore assurée de passer pour le premier tour. "Le doute ne peut envahir un groupe de 23 compétiteurs capables de s'adapter à n'importe quelle situation. Ce serait le pire. Il n'y a pas de place pour ce genre de sentiments en Coupe du monde", expliquait-t-il ensuite un peu plus sérieusement. "On est dans notre monde et on y reste", aime-t-il répéter. A n'en pas douter, Barthez est dans un monde bien à lui. On aurait presque cru qu'il disait une "connerie" lorsqu'il nous disait que la France pouvait "encore être championne du monde" alors qu'elle était dos au mur face au Togo. Mais les faits lui donnent aujourd'hui raison...

Comme Zidane, Thuram et sans doute Makelele, Fabien Barthez vit ses derniers moments en bleu. S'il n'a jamais fait état de sa position, que ce soit en club ou en sélection, on peut avancer qu'il est à deux matches de la retraite. Comme ses coéquipiers, il fera tout pour que le dernier soit la grande finale. Comme eux, le seul des anciens à avoir poursuivi l'aventure lors de l'arrivée de Domenech savoure également ces derniers instants. "Ce sont de grands moments pour nous footballeurs de disputer ce genre de rencontres, c'est que du bonheur, y a vraiment pas de quoi se mettre la pression, de quoi s'inquiéter, explique-t-il sur sa façon d'aborder le Mondial. Il faut surtout, surtout ne pas avoir de regrets après le coup de sifflet final. Donc il faut profiter à 300%".

Devant Bossis

En Allemagne, Barthez est venu pour se faire plaisir et en profite pour retracer malgré lui les plus moments de sa carrière. "Je me suis un peu retrouvé dans ce match comme à l'Euro 2000 quand Mendieta ouvre le score sur penalty, 1-0, et derrière on a la victoire (2-1) ", racontait-il après France-Espagne. Face au Brésil, ses retrouvailles avec Ronaldo étaient très attendues après sa sortie kamikaze sur le Brésilien lors de la finale de 98. "C'est un des grands moments de ma carrière et on en a bien profité. Voilà, on se fait plaisir tout en restant sérieux. En plus, il y a eu le résultat derrière donc c'est une fête du football réussi e", se réjouissait-il après coup.

Sans aucun doute, à tout juste 35 ans et 84 sélections, Fab est toujours Fabulous. Son "grand âge" vaut certes quelques railleries au doyen de l'équipe de France. "Avec Fabien, on se chambre un peu pendant les matches, raconte Thuram. Une fois, on n'était pas trop d'accord sur un truc et je le vois venir au milieu de terrain comme il faisait auparavant. Et je lui ai dit : 'Qu'est-ce que tu fais ? Reste où tu es'". Reste que, face au Portugal, il disputera son 16e match en phase finale de Coupe du monde, un nouveau record après celui établi par Maxime Bossis en trois éditions (1978, 1982 et 1986). Sur les 15 matches qu'il a déjà disputés, il n'a encaissé que sept buts, dont deux sur penalty. Espérons que la série se poursuive à Munich, mercredi.


Publicité

Publié dans Sport

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
aller les bleus on va la gagner la coupe tous bleus,tous zidane et ensemble!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!ALLER LES BLEUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre