LES BLEUS EN FINAL !!!!!!!

Publié le par romano

 
L'histoire est en marche



 

Huit ans après, la France tient à nouveau sa finale ! Les Bleus ont battu le Portugal (1-0) grâce à un penalty de Zidane et affronteront l'Italie le 9 juillet à Berlin. Solides face à des Portugais sans imagination, les hommes de Raymond Domenech sont en passe de réussir leur incroyable pari.

FRANCE - PORTUGAL: 1-0
But: Zidane (33e, sp)

"Berlin, le 9 juillet 2006". Le rendez-vous avait été pris depuis le 12 juillet 2004. Le jour de sa nomination, Raymond Domenech avait annoncé la couleur et prévu de faire un crochet par la capitale allemande. Y croyait-il vraiment ? On ne le saura jamais. Mais qu'importe, le sélectionneur des Bleus a tenu sa promesse. La France disputera sa deuxième finale de Coupe du monde en huit ans. Et si les Bleus sont entrés dans l'histoire du football à la fin du siècle dernier, ils pourraient se faire une place dorée dans la légende de la plus prestigieuse des compétitions en battant l'Italie et en accrochant une deuxième étoile au maillot bleu. Comme la grande Argentine et l'Uruguay, premier géant de l'histoire de la Coupe du monde.

Première période : Zidane fait la différence

Très fort techniquement, le milieu de terrain lusitanien prend le dessus au fil des minutes. Par la gauche avec Cristiano Ronaldo, ou par la droite avec Luis Figo, les ballons reviennent régulièrement dans les trente derniers mètres tricolores. Sans jamais toucher Pauleta qui a le malheur de tomber sur un Lilian Thuram des très grands soirs. Résultat, les vice-champions d'Europe frappent de loin et ne sont guère dangereux. Même lorsque Figo tente sa chance de loin, Barthez ne tremble pas (16e).

Sans peser sur le jeu, Zizou va pourtant faire basculer la partie à la demi-heure de jeu. Crocheté dans les seize mètres par Ricardo Carvalho, Thierry Henry obtient un penalty. Une chance inouïe pour des Français dominés jusque-là. Zinédine Zidane se présente face au spécialiste Ricardo. Deux pas d'élan, une frappe croisée que le portier touche du bout des doigts, mais pas suffisamment pour empêcher Zidane d'inscrire son 30e but en bleu (0-1, 33e). Comme Fontaine et Papin. Les Bleus virent en tête à la pause face à des Lusitaniens empruntés aux abords de la surface.

Avec cinq joueurs (plus Saha) menacés d'une suspension pour la finale de Berlin, les Tricolores réalisent un sans-faute défensif. Toujours bien placés à l'image d'un Willy Sagnol qui ne se jette jamais, les Bleus prennent l'ascendant sur les Portugais. Et Thierry Henry n'est pas loin de concrétiser tout ça par un but. Sur une accélération pleine surface, le Gunner croise du gauche et force Ricardo à un reflexe de grande classe (48e). Le bourreau des Anglais remet ça sur une frappe puissante et lointaine de Ribéry (49e).

Cristiano Ronaldo passe alors dans l'axe. Mais ne fait pas le poids face à la paire Thuram-Gallas. Une nouvelle fois sans ambition, le football lusitanien déçoit. Finalement, Helder Postiga vient renforcer l'attaque portugaise (74e). Mais c'est sur un coup de pied arrêté que le Portugal se crée sa meilleure occasion de la seconde période. Ronaldo allume la mèche de trente mètres. Le ballon flotte et, à l'image d'un volleyeur, Barthez repousse d'une improbable manchette. A six mètres, Luis Figo reprend de la tête. Au-dessus (77e). La chance des Portugais est passée.

L'HOMME DU MATCH : Lilian Thuram (France)

LA DECLA : Raymond Domenech (France)




Vieira : "Splendide !"

Dans la douleur, la France s'est qualifiée pour sa deuxième finale de Coupe du monde. Elle n'en est que plus belle aux yeux de Patrick Vieira. Malgré la fatigue, le vice-capitaine estime que les Bleus ont montré une nouvelle facette face au Portugal : la solidarité. Mais il pense déjà à l'Italie...

PATRICK VIEIRA, que représente pour vous cette deuxième finale de Coupe du monde ?

P.V. :

On a du mal à réaliser. On est encore dans le feu de l'émotion, on est encore dans le match. Mais c'est vraiment une grosse satisfaction. Dans les vestiaires, c'était euphorique. On est vraiment très satisfaits. Mais c'est vrai qu'il y avait une grosse fatigue. La joie sera encore plus forte lorsqu'on aura gagné cette finale. On a un mental d'enfer. On a tous envie de réussir et d'aller au bout. Surtout, on sait qu'on a vraiment les moyens et la possibilité de le faire. On est tellement prêts du but qu'on ne va rien lâcher.

Quel parcours il a fallu accomplir...

P.V. :

Oui, c'est vrai que ça a été un parcours difficile. En terminant deuxième de notre groupe, on savait que ce serait vraiment très dur. Mais on s'en est sorti très bien. On a retrouvé notre jeu même si ça n'a pas forcement été le cas face au Portugal. Mais l'important, c'est la qualification.

Face au Portugal, était-ce votre match le plus difficile depuis le début du Mondial ?

P.V. :

Oui. C'est notre match le plus difficile parce qu'on a eu un petit coup de pompe physique. Mais on s'en est très bien sortis en se battant vraiment les uns pour les autres. On sait que c'est grâce à ces qualités-là qu'on se retrouve en finale. Même si on n'a pas très bien joué, on s'est battu très fort et on a défendu très fort. Physiquement, on était peut-être un peu fatigués mais, à la fin, on a quand même continué à jouer. Mais, même si la fatigue s'est fait sentir, on a vraiment été solidaires. A l'arrivée, on se qualifie pour la finale. C'est magnifique !

Quelle a été la force de la France dans cette demi-finale ?

P.V. :

Face au Portugal, il y a d'autres qualités qui sont ressorties par rapport aux autres matches. On a vu une équipe vraiment solidaire. C'est une équipe qui s'est beaucoup parlé. On a beaucoup discuté pour rectifier les choses. Au début, on s'est beaucoup parlé avec Claude (Makelele) mais ça n'était pas au sujet de l'organisation. C'était parce que les Portugais nous ont posé beaucoup de problèmes. Mais on s'en est sorti parce qu'il y a beaucoup de dialogue. Chacun met ses qualités au service de l'équipe. C'est vraiment notre qualité. Pour aller loin, il faut de la communication dans une équipe.

Il y avait beaucoup de tension. Avez-vous eu peur à un moment donné ?

P.V. :

A la fin, sur les deux derniers corners, c'est sûr que la pression était beaucoup plus forte pendant cinq minutes. Mais on n'a pas paniqué, on est resté sereins. Notre force, c'est que beaucoup de joueurs ont déjà vécu des matches comme ça. A ce moment-là du match, on s'est beaucoup encouragés. L'expérience a compté. Je ne sais pas si c'est ça qui a fait la différence, mais c'est toujours important de se serrer les coudes quand on passe des moments difficiles. Et on a passé des moments difficiles dans ce match. Mais on s'est bien ressoudés, on s'est bien regroupés et on a fait bloc.

Le risque de carton jaune n'a pas été trop compliqué à gérer ?

P.V. :

Tout a été compliqué. Ça n'a vraiment pas été un match facile parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de joueurs, notamment moi, qui avions eu un carton jaune. Ils nous ont rendu les choses difficiles. On est vraiment tombés sur une belle équipe qui nous a posé des gros problèmes tactiquement. Techniquement, ils étaient également très bons. Mais on a réglé ses petits problèmes en étant solidaires. On a beaucoup discuté en première période et à la mi-temps. Et c'est vrai qu'on a beaucoup mieux défendu en seconde période.

Seul Louis Saha manquera la finale...

P.V. :

Malheureusement, Louis (Saha) manquera la finale. On est vraiment très déçus pour lui. Mais avec tous les joueurs qui risquaient la suspension, c'est vrai qu'on y a pensé. C'était difficile de totalement se libérer à partir de ce moment. Mais on s'en sort très bien. A la 76e minute, j'y ai un peu pensé. Ça a été assez vite mais l'arbitre a été intelligent. Il a été très bon (Rires)...

Maintenant, place à l'Italie...

P.V. :

(Sourire) Oui, maintenant, il y a l'Italie... Ce sera un match différent mais tout aussi difficile. Mais, lorsque l'on regarde notre parcours, on peut regarder l'Italie la tête haute. Par rapport à ce que son championnat traverse actuellement, c'est une très bonne chose pour l'Italie. Ils ont prouvé qu'ils avaient de la qualité malgré tout ce qu'on peut dire. Ce sera une finale inédite parce qu'on ne s'attendait sans doute pas à être en finale.

La France peut-elle être sacrée championne du monde ?

P.V. :

Oui, on est confiants. Vous savez, quand vous battez l'Espagne, le Brésil et maintenant le Portugal, la confiance est assez élevée. On est plus qu'à un match du titre. Place à la finale. On doit y aller et continuer de croire en nous. On peut le faire.

Pourtant, on se souvient que tout avait commencé par un match nul contre Israël au Stade de France...

P.V. :

C'est pour ça que le football ne tient pas à grand chose. C'est une remise en question constante. Nous, on a su la faire. Après, c'est vrai qu'on a progressé sur le terrain mais aussi en dehors du terrain. Le rapport entre les générations se passe bien. On n'a pas peur de se parler les uns aux autres. On n'a pas peur de se dire la vérité. Chacun accepte la vérité de l'autre. On va vers l'avant et aujourd'hui, c'est le résultat.

Et vous n'avez jamais douté ?

P.V. :

Bien sûr qu'il y a du doute quand les résultats ne sont pas là. Le doute s'installe petit à petit. Mais on a trouvé une force mentale pour renverser la situation. On a un mental très fort. Je pense qu'on l'a prouvé face au Portugal. C'est pour ça qu'on est en finale. Il n'y a pas de secret. On a toujours cru en nous. Depuis le début, on a bien travaillé. Au fur et à mesure, c'est vrai que l'équipe s'est sentie de mieux en mieux. A partir de là, la confiance a grandi après chaque match.

 

ON ATTEND TOUS LA FINAL QUI SE JOURA CONTRE L'ITALIE

ET ALLER LES LES BLEUS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Publicité

Publié dans Sport

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article