Les girondins de bordeaux.....
vous vous souvenez du dernier match de bordeaux:
BORDEAUX 1 / 1 MARSEILLE
LA FETE EST FOLLE
Les Bordelaises et les Bordelais sont venus en nombre en cette belle fin d’après-midi de mai. Toute l’après-midi, le ciel semblait capricieux mais les nuages se sont dissipés au dessus de Chaban-Delmas. Les rayons du soleil ont réchauffé une dernière fois la pelouse qui disparaîtra dès lundi sous les efforts répétés des pelleteuses. Comme pour chaque venue de l’OM, les gradins sont copieusement garnis et ceux-ci très tôt. A l’ouverture des portes, ils étaient extrêmement nombreux à s’engouffrer sous les portiques. Le CVS s’est activé pour offrir un accueil digne de ce nom aux équipes du choc. Le Virage a une nouvelle fois fait honneur à sa réputation en s’habillant d’une magnifique parure.
Sur le terrain, les circonstances (suspensions et blessures) ont obligé Ricardo a modifié son équipe du tout au tout. Faubert et Denilson ne pouvaient être alignés à cause d’une suspension. En plus des sanctions administratives, l’infirmerie du Haillan est particulièrement garnie. Planus et Chamakh seront opérés en début de semaine prochaine. Laslandes est en convalescence. Smicer se soigne en Tchéquie dans l’espoir de jouer la Coupe du Monde (ce qu’on lui souhaite de tout cœur). Henrique souffre de douleurs au pied gauche et au mollet droit, et Perea de douleurs genou gauche. Le dernier absent est Pierre Ducasse qui est sélectionné avec l’équipe de France des moins de 19 ans.
Parlons des joueurs présents. Fernandez, le coach olympien a aligné une formation hormis l’absence de Pagis en pointe. Elle se présente comme suit sur la pelouse de Lescure : Barthez – Beye, Civelli, Déhu, Taiwo – Meïté, Lamouchi, Oruma, Ribéry – Maoulida, Niang. Pour Ricardo, l’heure est aux paris. Jurieeti joue à droite pour la première fois depuis longtemps. Jemmali et Beto sont associé dans l’axe. Marange occupe le couloir gauche. Au milieu de terrain, Lavie et Francia ont pris les places occupées ces dernières semaines par Faubert et Denilson. Cheyrou et Mavuba sont les récupérateurs attitrés des Girondins alors de Chamakh et Darcheville sont une nouvelle fois placés en pointe.
Quelle équipe a le mieux débuté le match ? Marseille. L’objectif d’une qualification y est pour beaucoup et les hésitations du onze bordelaise qui a mis un quart d’heure avant de trouver ses automatismes. La domination est olympienne mais une seule occasion vient la concrétiser : une frappe de Niang à la 10ème minute. Bordeaux joue bas et Ramé est souvent sollicité pour dégager le ballon au pied. Dès la fin de premier quart d’heure, Bordeaux prend les choses en main et le ballon dans les pieds. A partir d’un coup franc de Francia repris de la tête par Cheyrou, les occasions et la volonté d’aller de l’avant vont être girondines jusqu’à la 26ème minute.
Niang agite la défense girondine. A cet instant-là, M. Bré accorde un penalty pour un magnifique plongeon de Niang devant Jurietti. Ribéry se charge de l’exécution mais le bourreau n’est pas celui croit car Ramé repousse la frappe du Marseillais. Le stade est aux anges et scandent le nom de Ramé. Bordeaux repart avec plus de vigueur. Darcheville s’illustre surun super dribble et otbient un corner sur lequel Francia dépose le ballon sur la tête de Chamakh. Meïté la dégage en corner du bout du crâne. (28’). Le match est alerte. Ribéry percute sur la gauche, déstabilise Jurietti et frappe du droit à l’entrée de la surface. La trajectoire flottante du ballon manque de tromper Ramé (34’).
Le spectacle est au rendez-vous pour ce choc de la 38ème journée. L’intensité va monter d’un cran à la 36ème minute de jeu. A plus de 25 mètres, décalé sur la gauche, Cheyrou fouette le ballon entre deux rebonds. La trajectoire est limpide et le ballon file vers la lucarne. Barthez rappelle à tout le monde qu’il est un gardien de classe mondiale. Dans la minute suivante, les mêmes hommes montrent l’étendue de leur talent. Coup franc direct à l’opposé de la frappe précédente. La ballon brossé de Cheyrou oblige Barthez à s’illustrer. Sur le corner suivant, Lamouchi prend la reprise de Darcheville en pleine face, le but est protégé.
De l’autre côté du terrain, les cages de Ramé parviennent à rester inviolées jusqu’à la pause qui tarde à venir. M. Bré laisse jouer plus de 5 minutes d’arrêts de jeu. Maoulida est à la conclusion d’un grand jeu de quilles mais sa reprise à ras de terre est également à ras du poteau. C’est le grand « copain » de Duga qui a le dernier mot de ces 45 premières minutes de jeu. Placé à l’extrémité de la surface, il tente de lober Ramé qui éloigne le danger d’une claquette. La mi-temps arrive à point nommé pour le remplacement de Beto sévèrement touché sur un tacle par derrière de Niang. Il est remplacé par Alonso qui fait glisser Ted Lavie en défense centrale.
Au retour des vestiaires, le match reprend sur un bon soutenu. Niang fait parler sa vitesse face à Marange et hésite entre le centre et la frappe dans une position très excentrée côté gauche (50’). En réponse, Bordeaux met le paquet. Alonso centre impeccablement pour Chamakh qui s’est démarqué. Son coup de boule laisse Barthez sur ses appuis mais le ballon évite le but de quelques petits centimètres (52’). D’un coup, Marseille fait le forcing sur les buts de Ramé. Rio Mavuba, parfait jusque-là accuse un coup de fatigue et perd deux ballons qui deviennent chauds. Sur le deuxième Lavie sauve la mise d’un tacle devant Niang. Dans les secondes suivantes, c’est d’une aile de pigeon que Jemmali repousse une frappe de Ribéry.
Frappe puissante de Niang au-dessus (64’) suivie d’un autre exercice de style : la frappe enroulée (67’) 70ème minute, Meïté est averti pour avoir retenu Cheyrou. Deuxième jaune et premier rouge. Marseille va finir à dix avec l’obligation de marquer car à ce moment précis du match, Marseille perd sur tous les tableaux. Rennes mène 2-0 face à Lille, Lens gagne face à Nantes (2-1). Marseille est donc rétrogradée à la 6ème place sans Champions League, sans UEFA et sans Intertoto. Toutefois, un but suffit pour inverser totalement la tendance. Bordeaux joue son rôle d’arbitre avec le plus grand sérieux car il n’est pas question de fausser le championnat.
Les Girondins laissent les olympiens s’avançaient pour mieux les contrer. A plusieurs reprises, ils se sont retrouvés en position de surnombre mais ils ne sont pas parvenus à marquer au contraire de l’OM qui s’est délivré de l’étau grâce à un but de Maoulida servi à la limite du hors-jeu qui d’une frappe croisée trompe Ramé (76’). Bordeaux est mené. Il reste à peine une dizaine de minutes aux Girondins pour combler leur retard et éviter la première défaite face à Marseille en championnat à Bordeaux depuis le 1er novembre 1977.
Le Stade Chaban-Delmas explose de joie à la 89ème minute de jeu. Le ballon roule au fond des filets de Barthez. L’homme à l’origine de ce but est Fernando Menegazzo qui glisse le ballon hors de portée du gardien international (1-1). Le Virage Sud chambre avant l’heure en promettant aux marseillais qu’ils regarderaient la Champions League à la TV la saison prochaine. Le match se termine sur un tour honneur de joie partagé entre les supporters et les joueurs. L’heure est à la fête. La champions League est dans la poche. La lumière s’éteint, les briquets s’illuminent. Le feu d’artifices peut commencer…
Fiche d’identité
Stade Chaban-Delmas – 13/05/2006 – Pelouse correcte – Temps doux – 32 765 spectateurs – Arbitre : M. Stéphane Bré.
Buts – Bordeaux : Fernando (89’) – Marseille : Maoulida (76’)
Passes – Marseille : Oruma (76’)
Avertissements – Bordeaux : Jurietti (43’), Jemmali (45’) – Marseille : Meïté (45’, 70’), Lamouchi (70’), Oruma (71’)
Expulsions – Marseille : Meïté (70’)
Bordeaux : Ramé – Jurietti, Jemmali, Beto (Alonso, 46’), Marange – Francia (Fernando, 60’), Mavuba, Lavie, Cheyrou (Traoré, 77’)– Darcheville, Chamakh.
Marseille : Barthez – Beye, Civelli, Déhu, Taiwo – Meïté, Lamouchi (Gimenez, 90’), Oruma, Ribéry – Maoulida, Niang
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A la veille du départ en stage à Albertville, le capitaine bordelais a accepté de répondre aux questions de girondins.com. Il nous livre ses impressions après la victoire des Marine et Blanc face aux voisins de Libourne Saint-Seurin et fait aussi le point avec nous sur le déroulement de la préparation et sur les futures échéances des Girondins.
girondins.com : Bonjour Ulrich. Quelle analyse fais-tu de votre match de jeudi soir, remporté 2 à 0 face à Libourne Saint-Seurin?
Ulrich Ramé : L’objectif était de travailler, de continuer notre préparation. Nous voulions retrouver des repères collectifs par rapport au terrain et à un adversaire, le tout en compétition, même si ce n’était qu’un match amical. Cela a aussi permit de faire tourner l’effectif. Chacun a joué un petit peu.
girondins.com : Il est vrai que dans ce genre de match le score final est souvent anecdotique. Comment as-tu trouvé l’équipe au niveau physique, après simplement une petite semaine de préparation ?
Ulrich Ramé : La performance physique de l’équipe a été cohérente par rapport à notre avancement dans notre préparation de début de saison. Nous sommes dans la continuité. Nous avons essayé de courir le maximum, même s’il nous manque encore la vitesse. C’est sûr qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Une grosse semaine de préparation nous attend lors du stage. Nous rentrerons ensuite dans une période pendant laquelle nous disputerons des matchs beaucoup plus sérieux.
girondins.com : Peut-on dire votre stage à Albertville constitue le début de votre préparation ?
Ulrich Ramé : Non, puisque le travail foncier a déjà été fait pendant les deux semaines passées. A partir de maintenant, nous allons entamer un gros travail sur le plan de la puissance. Nous avons une semaine difficile qui nous attend avec trois entraînements par jour. A l’issu de cette semaine nous rentrerons sur Bordeaux pour jouer différents matchs amicaux.
girondins.com : Est-ce important pour le groupe de partir en stage hors de Bordeaux afin de bien se préparer ?
Ulrich Ramé : Oui, l’objectif est surtout de se mettre dans les meilleures conditions de récupération. Cela va nous permettre de beaucoup travailler. A Bordeaux, on a la famille, les amis, etc… Même si nous sommes des professionnels, nous sommes avant tout humains ! Nous sommes pères de famille, nous avons des amis. Le fait de quitter Bordeaux va nous permettre pendant une semaine de ne faire que dormir, manger et s’entraîner.
girondins.com : Cela évite les préoccupations de la vie quotidienne ?
Ulrich Ramé : Exactement, c’est un petit plus pendant notre période de cinq semaines de préparation.
girondins.com : Vous allez maintenant enchaîner des matchs amicaux contre des adversaires de niveau européen (Tottenham, Benfica, Schalke 04, Werder Brême). J’imagine que c’est très motivant lorsque l’on est joueur professionnel de jouer des matchs amicaux aussi intéressants ?
Ulrich Ramé : Oui, cela permet de se mettre dans la compétition et de nous donner un petit avant goût de ce qui nous attend en Coupe d’Europe.
girondins.com : C’est aussi l’intérêt de rencontrer différents types de football différents (anglo-saxon, ibérique, allemand) ?
Ulrich Ramé : C’est l’objectif : bien nous préparer en nous donnant quelques indices sur les différents footballs européens, pour ceux qui n’en ont pas encore l’expérience. Nous restons certes dans une phase de préparation, mais nous devons petit à petit monter en puissance en terme de pression. Au fil des semaines nous allons nous rapprocher du début du championnat et les résultats vont devenir de plus en plus importants.
girondins.com : Une dernière question concernant la finale de la Coupe du Monde. Tu as déjà l’expérience d’une finale France-Italie. Comment vois-tu ce match ?
Ulrich Ramé : Sincèrement, je sens les Italiens très bien placés. Mais j’espère toutefois que l’équipe de France sera « à bloc » ! Les italiens sont bien physiquement et tactiquement. Ils ont beaucoup de paramètres en leur faveur mais c’est une finale. Il y a des joueurs pour qui ce sera le dernier match en équipe de France, et tout le pays est derrière l’équipe de France pour revivre l’euphorie de 98. Mais cela va être très dur. C’est du 50/50.
girondins.com : Justement, l’expérience des joueurs qui ont déjà gagné le mondial ou l’Euro 2000 va-t-elle être la force de l’équipe de France pour contrer cette équipe italienne ?
Ulrich Ramé : Les Italiens ont aussi beaucoup d’expérience. Cela va se jouer sur pas grand-chose, comme la finale de l’Euro 2000. Il y a beaucoup de petits paramètres… Regardez les Italiens contre l’Allemagne : ce n’est pas toujours l’équipe qui joue le mieux qui l’emporte.
pour le calendrier de ligue 1 voir site suivant http://www.girondins.com/includes/Ligue_1_Orange_2006_2007.pdf
LA FETE EST FOLLE
Les Bordelaises et les Bordelais sont venus en nombre en cette belle fin d’après-midi de mai. Toute l’après-midi, le ciel semblait capricieux mais les nuages se sont dissipés au dessus de Chaban-Delmas. Les rayons du soleil ont réchauffé une dernière fois la pelouse qui disparaîtra dès lundi sous les efforts répétés des pelleteuses. Comme pour chaque venue de l’OM, les gradins sont copieusement garnis et ceux-ci très tôt. A l’ouverture des portes, ils étaient extrêmement nombreux à s’engouffrer sous les portiques. Le CVS s’est activé pour offrir un accueil digne de ce nom aux équipes du choc. Le Virage a une nouvelle fois fait honneur à sa réputation en s’habillant d’une magnifique parure.
Sur le terrain, les circonstances (suspensions et blessures) ont obligé Ricardo a modifié son équipe du tout au tout. Faubert et Denilson ne pouvaient être alignés à cause d’une suspension. En plus des sanctions administratives, l’infirmerie du Haillan est particulièrement garnie. Planus et Chamakh seront opérés en début de semaine prochaine. Laslandes est en convalescence. Smicer se soigne en Tchéquie dans l’espoir de jouer la Coupe du Monde (ce qu’on lui souhaite de tout cœur). Henrique souffre de douleurs au pied gauche et au mollet droit, et Perea de douleurs genou gauche. Le dernier absent est Pierre Ducasse qui est sélectionné avec l’équipe de France des moins de 19 ans.
Parlons des joueurs présents. Fernandez, le coach olympien a aligné une formation hormis l’absence de Pagis en pointe. Elle se présente comme suit sur la pelouse de Lescure : Barthez – Beye, Civelli, Déhu, Taiwo – Meïté, Lamouchi, Oruma, Ribéry – Maoulida, Niang. Pour Ricardo, l’heure est aux paris. Jurieeti joue à droite pour la première fois depuis longtemps. Jemmali et Beto sont associé dans l’axe. Marange occupe le couloir gauche. Au milieu de terrain, Lavie et Francia ont pris les places occupées ces dernières semaines par Faubert et Denilson. Cheyrou et Mavuba sont les récupérateurs attitrés des Girondins alors de Chamakh et Darcheville sont une nouvelle fois placés en pointe.
Quelle équipe a le mieux débuté le match ? Marseille. L’objectif d’une qualification y est pour beaucoup et les hésitations du onze bordelaise qui a mis un quart d’heure avant de trouver ses automatismes. La domination est olympienne mais une seule occasion vient la concrétiser : une frappe de Niang à la 10ème minute. Bordeaux joue bas et Ramé est souvent sollicité pour dégager le ballon au pied. Dès la fin de premier quart d’heure, Bordeaux prend les choses en main et le ballon dans les pieds. A partir d’un coup franc de Francia repris de la tête par Cheyrou, les occasions et la volonté d’aller de l’avant vont être girondines jusqu’à la 26ème minute.
Niang agite la défense girondine. A cet instant-là, M. Bré accorde un penalty pour un magnifique plongeon de Niang devant Jurietti. Ribéry se charge de l’exécution mais le bourreau n’est pas celui croit car Ramé repousse la frappe du Marseillais. Le stade est aux anges et scandent le nom de Ramé. Bordeaux repart avec plus de vigueur. Darcheville s’illustre surun super dribble et otbient un corner sur lequel Francia dépose le ballon sur la tête de Chamakh. Meïté la dégage en corner du bout du crâne. (28’). Le match est alerte. Ribéry percute sur la gauche, déstabilise Jurietti et frappe du droit à l’entrée de la surface. La trajectoire flottante du ballon manque de tromper Ramé (34’).
Le spectacle est au rendez-vous pour ce choc de la 38ème journée. L’intensité va monter d’un cran à la 36ème minute de jeu. A plus de 25 mètres, décalé sur la gauche, Cheyrou fouette le ballon entre deux rebonds. La trajectoire est limpide et le ballon file vers la lucarne. Barthez rappelle à tout le monde qu’il est un gardien de classe mondiale. Dans la minute suivante, les mêmes hommes montrent l’étendue de leur talent. Coup franc direct à l’opposé de la frappe précédente. La ballon brossé de Cheyrou oblige Barthez à s’illustrer. Sur le corner suivant, Lamouchi prend la reprise de Darcheville en pleine face, le but est protégé.
De l’autre côté du terrain, les cages de Ramé parviennent à rester inviolées jusqu’à la pause qui tarde à venir. M. Bré laisse jouer plus de 5 minutes d’arrêts de jeu. Maoulida est à la conclusion d’un grand jeu de quilles mais sa reprise à ras de terre est également à ras du poteau. C’est le grand « copain » de Duga qui a le dernier mot de ces 45 premières minutes de jeu. Placé à l’extrémité de la surface, il tente de lober Ramé qui éloigne le danger d’une claquette. La mi-temps arrive à point nommé pour le remplacement de Beto sévèrement touché sur un tacle par derrière de Niang. Il est remplacé par Alonso qui fait glisser Ted Lavie en défense centrale.
Au retour des vestiaires, le match reprend sur un bon soutenu. Niang fait parler sa vitesse face à Marange et hésite entre le centre et la frappe dans une position très excentrée côté gauche (50’). En réponse, Bordeaux met le paquet. Alonso centre impeccablement pour Chamakh qui s’est démarqué. Son coup de boule laisse Barthez sur ses appuis mais le ballon évite le but de quelques petits centimètres (52’). D’un coup, Marseille fait le forcing sur les buts de Ramé. Rio Mavuba, parfait jusque-là accuse un coup de fatigue et perd deux ballons qui deviennent chauds. Sur le deuxième Lavie sauve la mise d’un tacle devant Niang. Dans les secondes suivantes, c’est d’une aile de pigeon que Jemmali repousse une frappe de Ribéry.
Frappe puissante de Niang au-dessus (64’) suivie d’un autre exercice de style : la frappe enroulée (67’) 70ème minute, Meïté est averti pour avoir retenu Cheyrou. Deuxième jaune et premier rouge. Marseille va finir à dix avec l’obligation de marquer car à ce moment précis du match, Marseille perd sur tous les tableaux. Rennes mène 2-0 face à Lille, Lens gagne face à Nantes (2-1). Marseille est donc rétrogradée à la 6ème place sans Champions League, sans UEFA et sans Intertoto. Toutefois, un but suffit pour inverser totalement la tendance. Bordeaux joue son rôle d’arbitre avec le plus grand sérieux car il n’est pas question de fausser le championnat.
Les Girondins laissent les olympiens s’avançaient pour mieux les contrer. A plusieurs reprises, ils se sont retrouvés en position de surnombre mais ils ne sont pas parvenus à marquer au contraire de l’OM qui s’est délivré de l’étau grâce à un but de Maoulida servi à la limite du hors-jeu qui d’une frappe croisée trompe Ramé (76’). Bordeaux est mené. Il reste à peine une dizaine de minutes aux Girondins pour combler leur retard et éviter la première défaite face à Marseille en championnat à Bordeaux depuis le 1er novembre 1977.
Le Stade Chaban-Delmas explose de joie à la 89ème minute de jeu. Le ballon roule au fond des filets de Barthez. L’homme à l’origine de ce but est Fernando Menegazzo qui glisse le ballon hors de portée du gardien international (1-1). Le Virage Sud chambre avant l’heure en promettant aux marseillais qu’ils regarderaient la Champions League à la TV la saison prochaine. Le match se termine sur un tour honneur de joie partagé entre les supporters et les joueurs. L’heure est à la fête. La champions League est dans la poche. La lumière s’éteint, les briquets s’illuminent. Le feu d’artifices peut commencer…
Fiche d’identité
Stade Chaban-Delmas – 13/05/2006 – Pelouse correcte – Temps doux – 32 765 spectateurs – Arbitre : M. Stéphane Bré.
Buts – Bordeaux : Fernando (89’) – Marseille : Maoulida (76’)
Passes – Marseille : Oruma (76’)
Avertissements – Bordeaux : Jurietti (43’), Jemmali (45’) – Marseille : Meïté (45’, 70’), Lamouchi (70’), Oruma (71’)
Expulsions – Marseille : Meïté (70’)
Bordeaux : Ramé – Jurietti, Jemmali, Beto (Alonso, 46’), Marange – Francia (Fernando, 60’), Mavuba, Lavie, Cheyrou (Traoré, 77’)– Darcheville, Chamakh.
Marseille : Barthez – Beye, Civelli, Déhu, Taiwo – Meïté, Lamouchi (Gimenez, 90’), Oruma, Ribéry – Maoulida, Niang
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| « DORMIR, MANGER ET S’ENTRAINER » |
A la veille du départ en stage à Albertville, le capitaine bordelais a accepté de répondre aux questions de girondins.com. Il nous livre ses impressions après la victoire des Marine et Blanc face aux voisins de Libourne Saint-Seurin et fait aussi le point avec nous sur le déroulement de la préparation et sur les futures échéances des Girondins.
girondins.com : Bonjour Ulrich. Quelle analyse fais-tu de votre match de jeudi soir, remporté 2 à 0 face à Libourne Saint-Seurin?
Ulrich Ramé : L’objectif était de travailler, de continuer notre préparation. Nous voulions retrouver des repères collectifs par rapport au terrain et à un adversaire, le tout en compétition, même si ce n’était qu’un match amical. Cela a aussi permit de faire tourner l’effectif. Chacun a joué un petit peu.
girondins.com : Il est vrai que dans ce genre de match le score final est souvent anecdotique. Comment as-tu trouvé l’équipe au niveau physique, après simplement une petite semaine de préparation ?
Ulrich Ramé : La performance physique de l’équipe a été cohérente par rapport à notre avancement dans notre préparation de début de saison. Nous sommes dans la continuité. Nous avons essayé de courir le maximum, même s’il nous manque encore la vitesse. C’est sûr qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Une grosse semaine de préparation nous attend lors du stage. Nous rentrerons ensuite dans une période pendant laquelle nous disputerons des matchs beaucoup plus sérieux.
girondins.com : Peut-on dire votre stage à Albertville constitue le début de votre préparation ?
Ulrich Ramé : Non, puisque le travail foncier a déjà été fait pendant les deux semaines passées. A partir de maintenant, nous allons entamer un gros travail sur le plan de la puissance. Nous avons une semaine difficile qui nous attend avec trois entraînements par jour. A l’issu de cette semaine nous rentrerons sur Bordeaux pour jouer différents matchs amicaux.
girondins.com : Est-ce important pour le groupe de partir en stage hors de Bordeaux afin de bien se préparer ?
Ulrich Ramé : Oui, l’objectif est surtout de se mettre dans les meilleures conditions de récupération. Cela va nous permettre de beaucoup travailler. A Bordeaux, on a la famille, les amis, etc… Même si nous sommes des professionnels, nous sommes avant tout humains ! Nous sommes pères de famille, nous avons des amis. Le fait de quitter Bordeaux va nous permettre pendant une semaine de ne faire que dormir, manger et s’entraîner.
girondins.com : Cela évite les préoccupations de la vie quotidienne ?
Ulrich Ramé : Exactement, c’est un petit plus pendant notre période de cinq semaines de préparation.
girondins.com : Vous allez maintenant enchaîner des matchs amicaux contre des adversaires de niveau européen (Tottenham, Benfica, Schalke 04, Werder Brême). J’imagine que c’est très motivant lorsque l’on est joueur professionnel de jouer des matchs amicaux aussi intéressants ?
Ulrich Ramé : Oui, cela permet de se mettre dans la compétition et de nous donner un petit avant goût de ce qui nous attend en Coupe d’Europe.
girondins.com : C’est aussi l’intérêt de rencontrer différents types de football différents (anglo-saxon, ibérique, allemand) ?
Ulrich Ramé : C’est l’objectif : bien nous préparer en nous donnant quelques indices sur les différents footballs européens, pour ceux qui n’en ont pas encore l’expérience. Nous restons certes dans une phase de préparation, mais nous devons petit à petit monter en puissance en terme de pression. Au fil des semaines nous allons nous rapprocher du début du championnat et les résultats vont devenir de plus en plus importants.
girondins.com : Une dernière question concernant la finale de la Coupe du Monde. Tu as déjà l’expérience d’une finale France-Italie. Comment vois-tu ce match ?
Ulrich Ramé : Sincèrement, je sens les Italiens très bien placés. Mais j’espère toutefois que l’équipe de France sera « à bloc » ! Les italiens sont bien physiquement et tactiquement. Ils ont beaucoup de paramètres en leur faveur mais c’est une finale. Il y a des joueurs pour qui ce sera le dernier match en équipe de France, et tout le pays est derrière l’équipe de France pour revivre l’euphorie de 98. Mais cela va être très dur. C’est du 50/50.
girondins.com : Justement, l’expérience des joueurs qui ont déjà gagné le mondial ou l’Euro 2000 va-t-elle être la force de l’équipe de France pour contrer cette équipe italienne ?
Ulrich Ramé : Les Italiens ont aussi beaucoup d’expérience. Cela va se jouer sur pas grand-chose, comme la finale de l’Euro 2000. Il y a beaucoup de petits paramètres… Regardez les Italiens contre l’Allemagne : ce n’est pas toujours l’équipe qui joue le mieux qui l’emporte.
pour le calendrier de ligue 1 voir site suivant http://www.girondins.com/includes/Ligue_1_Orange_2006_2007.pdf
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