Cachan

Publié le par romano_33

Cachan: accord pour le relogement, grève de la faim suspendue
 
 
 

Six ex-squatteurs de Cachan (Val-de-Marne) ont cessé jeudi leur grève de la faim après un accord intervenu pour leur relogement et celui de leurs compagnons qui devrait être formellement signé vendredi.

Les familles africaines hébergées depuis le 18 août dans le gymnase Belle-Image de Cachan ont accepté dans la nuit de mercredi à jeudi les propositions de relogement élaborées par France Terre d'asile, la Licra et SOS Racisme. L'accord devrait être formellement signé vendredi.

Quatre Africains qui, dans le gymnase de Cachan, observaient une grève de la faim depuis 43 jours, ont suspendu leur mouvement et accepté de se réalimenter, selon la LDH (Ligue des Droits de l'Homme). Ils ont été emmenés en ambulance jeudi vers 17h30 à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif.

Deux autres personnes en grève de la faim hospitalisées lundi à l'hôpital Saint-Antoine (Paris XIIème), "acceptent leur réalimentation et sont en bonne forme, compte tenu de leur situation antérieure", a indiqué à l'AFP Patrick Pelloux, président des médecins urgentistes (AMUHF).

"Je suis en mesure de vous confirmer l'accord irrévocable sur les modalités de l'évacuation du gymnase", avait annoncé jeudi vers 02H00 du matin le député-maire (PS) de Cachan Jean-Yves Le Bouillonnec.

Jusqu'à présent, les quelque 270 personnes réfugiées dans le gymnase repoussaient les propositions de relogement de la préfecture du Val-de-Marne par crainte que celles d'entre elles dépourvues de papiers ne soient interpellées et expulsées. Les familles invoquaient également le fait que l'hébergement en hôtel qui leur était proposé n'était pas compatible avec la vie quotidienne (pas de possibilité de cuisiner ni de fréquenter les écoles habituelles).

 

Au total, 278 places d'hébergement ont été proposées, selon les associations.

Selon le protocole d'accord avalisé par le ministère de l'Intérieur, 158 places vont être mises à la disposition des familles par France Terre d'Asile. Ces places, selon l'association, seraient destinées uniquement à des ex-squatteurs sans-papiers.

Dans le détail, il s'agit de 76 places dans le centre Miguel Angel Estrella de Créteil, 44 autres en hôtels du Val-de-Marne, 20 en hébergement d'urgence à Stains (Seine-Saint-Denis) et 18 dans le parc Sonacotra, à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne).

Le ministère de l'Intérieur a accepté d'examiner toutes les demandes de régularisation, "au regard du droit des étrangers", a-t-on indiqué place Beauveau.

Jean-Yves Le Bouillonnec a estimé jeudi que "beaucoup de temps" avait été perdu. "Nous n'arrivions pas à faire surmonter par les délégués leur défiance à l'égard de l'Etat" qui, après avoir campé sur une "situation de fermeté", a "finalement modifié sa position pour se rapprocher" des ex-squatteurs, notamment sur les garanties demandées par ceux-ci, a affirmé M. Le Bouillonnec, en rappelant les interpellations survenues à proximité du gymnase.

Une réunion entre Rachida Dati, conseillère chargée du dossier de l'immigration au cabinet de Nicolas Sarkozy et les associations concernées a eu lieu jeudi pour mettre au point les modalités de l'accord et se poursuivait en fin d'après-midi.

L'évacuation du gymnase pourrait avoir lieu samedi ou dimanche, a indiqué Pierre Henry, directeur de France Terre d'Asile.

Le dénouement intervient après plus d'un mois et demi de crise, aggravée par une situation sanitaire préoccupante. Deux cas de varicelle et un cas de tuberculose avaient notamment été diagnostiqués.

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Publié dans Actualité

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