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Publié le par romano_33


Grièvement brûlée dans l'incendie d'un bus à Marseille

Selon le procureur de la République, il s'agit d'un "vrai guet-apens".

Brûlée à 60% degrés, la jeune femme se trouve entre la vie et la mort à l'hôpital de la Conception.


Une Marseillaise de 26 ans est entre la vie et la mort, grièvement brûlée dans l'incendie samedi soir d'un bus tombé dans un "guet-apens" dressé par des jeunes gens: elle est la première victime grave de violences perpétrées autour de l'anniversaire redouté de la première nuit d'émeutes en 2005.

Samedi soir, le bus de la Régie des transports de Marseille (RTM) semble avoir été pris dans un "vrai guet-apens", selon le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire. Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque.

"Ses jours sont en danger"

Le bus, assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, aurait été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes gens tentant en vain de monter à bord. Ils auraient attendu au même arrêt, situé à la frontière des quartiers nord et à proximité d'une cité, que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter "par un mécanisme qu'il faut vérifier", selon le magistrat.

Il est alors 21H15, et ces "adolescents" au visage dissimulé dans leur capuche forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite, selon une source policière. Outre trois personnes indisposées par les fumées, une jeune femme, grièvement atteinte, est conduite en urgence dans un service spécialisé: "Ses jours sont en danger, elle est brûlée à près de 60% de la surface du corps", a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). "Son état est gravissime", a renchéri le procureur Jacques Beaume un peu plus tard dans la nuit.

Appel à témoins

Le magistrat a appelé les passagers vite rentrés chez eux, pour la plupart,  à se faire connaître. "On a besoin de leurs témoignage", a-t-il insisté. La carcasse du bus a été remorquée après minuit et ne restaient plus sur les lieux que des débris de vitres à terre et un car de CRS. Le service bus de nuit a été interrompu.

Marseille, deuxième ville de France, avait été largement épargnée par les troubles de l'automne passé. Aucun incident particulier n'avait été signalé dans la nuit de vendredi à samedi, date anniversaire du début des émeutes urbaines. "C'est bien la preuve que les quartiers nord de Marseille réputés "à l'abri" sont tout aussi capables que la banlieue parisienne de générer des incidents très graves", a déclaré Bernard Coumes, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance.

Dimanche matin, aucun bus ne circulent à Marseille, les chauffeurs ayant décidé d'exercer leur droit de retrait. Les deux lignes du métro fonctionnent normalement, a cependant précisé la RTM (Régie des Transports de Marseille). "Nous espérons que la direction va se repencher avec nous sur le problème de la sécurité dès lundi car nous sommes souvent confrontés à des agressions", a déclaré le secrétaire général de la CGT (syndicat majoritaire) à la RTM, Alain Vercellone. Il a aussi appelé au retour de "la police de proximité dans les transports".

(D'après agences)


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Publié dans scandale

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