Israël...
Le Président de l'Etat d'Israël Moshé Katzav devrait renoncer provisoirement à ses fonctions en raison des soupçons pesant sur lui, a estimé dimanche le Procureur général de l'Etat d'Israël, Menahem Mazouz, dans un avis parvenu à l'AFP.
"Etant donné la position particulière du président de l'Etat qui symbolise la souveraineté et l'Etat, il serait judicieux que le président prononce son auto-suspension", indique notamment cet avis.
Ce retrait provisoire serait "le reflet de ce qu'attend l'opinion de l'institution de la présidence de l'Etat et de la confiance qu'il lui porte", a-t-il poursuivi.
"La Knesset (parlement) étant seule habilitée à prononcer la fin du mandat du président de l'Etat, elle devrait envisager d'utiliser ses prérogatives en fonction de la voie que le président aura choisie", a encore indiqué cet avis.
Cet avis fait suite à un arrêt de la Cour suprême du 22 octobre. Elle avait donné une semaine à M. Mazouz, qui est aussi Conseiller juridique du gouvernement, pour expliquer pourquoi le président Katzav n'avait pas présenté sa démission ou demandé sa suspension, malgré les soupçons de harcèlement sexuel pesant sur lui.
Le juge de la Cour suprême David Cheshine avait aussi ordonné à M. Katzav d'"expliquer pourquoi il ne démissionnait pas ou ne demandait pas sa suspension jusqu'à son éventuelle inculpation par le Procureur général, Menahem Mazouz".
Au terme d'une enquête de trois mois, la police israélienne avait recommandé à M. Mazouz d'engager des poursuites contre M. Katzav, notamment pour viol et harcèlement sexuel.
Depuis lors, M. Katzav s'efforce d'assumer ses fonctions comme si de rien n'était.