Cessez-le-feu fragile à Gaza

Des nouveaux tirs ont été échangés entre le Fatah et le Hamas lundi matin. Shimon Peres estime qu'Israël ne doit pas intervenir.
"Nous voudrions que le peuple palestinien vive en paix avec nous. Mais nous devons attendre et voir ce que leurs groupes armés vont décider", a-t-il déclaré.
Le cessez-le-feu conclu dimanche soir entre le Fatah et le Hamas ne tient qu'à un fil. De vifs échanges de tirs opposant les partisans du président Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas ont à nouveau éclaté tôt lundi dans le quartier de Rimal à Gaza. Trois Palestiniens, une femme et son mari ainsi qu'un autre passant, ont aussi été blessés par balles lorsque des militants des deux bords ont échangé des tirs aux abords du complexe abritant les services de sécurité au centre-ville de Gaza.
Lundi matin, le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres, a estimé qu'Israël ne devait pas intervenir dans les affrontements inter-palestiniens. "Israël n'a rien à voir avec ce qui se passe chez eux, et toute intervention de notre part aurait des répercussions négatives", a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne. "Nous voudrions que le peuple palestinien vive en paix avec nous. Mais nous devons attendre et voir ce que leurs groupes armés vont décider", a-t-il ajouté.
Initiative "anti-constitutionnelle"
Un conseiller du ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a de son côté estimé que les affrontements inter-palestiniens peuvent déboucher sur une escalade d'attentats anti-israéliens. "Lorsque les Palestiniens se battent entre eux, leur porte de sortie est toujours d'unir leurs forces et de se battre ensemble contre leur ennemi commun, Israël", a indiqué ce conseiller cité sous couvert de l'anonymat par le quotidien Jerusalem Post. Selon le journal, des responsables du ministère de la Défense ont mis en garde le Premier ministre Ehud Olmert "contre une vague majeure d'attentats anti-israéliens, et même contre un risque de déstabilisation au Liban et en Jordanie".
Le Fatah et le mouvement islamiste Hamas au pouvoir ont signé dimanche soir un accord de cessez-le-feu très fragile pour mettre fin aux affrontements, qui ont fait trois morts et des dizaines de blessés dans la bande de Gaza. Ces violents combats sont survenus après que Mahmoud Abbas eût annoncé samedi des élections anticipées pour tenter de sortir de l'impasse politique, une initiative que le Hamas a rejetée en la qualifiant d'"anti-constitutionnelle".
| Tony Blair sur place |
(D'après agence)