L'UE veut réduire de 20% ses émissions de CO2 en 2020

Publié le par romano_33


La Commission européenne a proposé mercredi que l'UE aille même jusqu'à une réduction de 30% si les autres pays industrialisés la suivent.

Il s'agit aussi dans le plan de sécuriser notre approvisionnement en énergie. Bruxelles préconise une séparation entre transport et production d'énergie, ce que Paris refuse.


Alors que le réchauffement climatique revient au premier plan avec les températures particulièrement douces en ce moment, la Commission européenne a présenté mercredi son plan d'action pour une politique communautaire de l'énergie, qui sera débattu par les 27 en vue d'une adoption au sommet européen de mars. Constatant que "l'énergie représente 93% des émissions de CO2", elle propose que l'Union européenne s'engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2, de 30% d'ici à 2020 par rapport à 1990 dans le cadre d'un accord international pour succéder à l'actuel protocole de Kyoto.

Mais, dans l'attente de cet éventuel accord, Bruxelles propose que l'UE s'engage déjà unilatéralement à réduire ses émissions "d'au moins 20%" d'ici à 2020. La Commission prévoit l'après protocole de Kyoto (qui expire en 2012), que l'UE peine déjà à appliquer. Il prévoit une réduction de 5% des missions de gaz à effet de serre en 2012 par rapport à 1990, et l'UE de 8%. Les Etats membres pourront cependant choisir quelles énergies renouvelables ils veulent privilégier, en fonction de leur spécificité. L'Allemagne est ainsi le premier producteur mondial d'énergie éolienne.

Ne plus être dépendante

Parmi les pistes envisagées : le retour en grâce du nucléaire, dont la France est le premier défenseur et pour laquelle la Commission a plaidé prudemment, en listant ses avantages en termes de coûts, d'émissions de C02 et d'indépendance. Mais tous les pays sont loin d'être sur la même longueur d'onde. Le nucléaire représente aujourd'hui 30% de la production électrique de l'UE et est présent dans 15 Etats membres sur 27.

Autre volet du plan : diminuer la dépendance énergétique de l'UE par rapport aux pays tiers, alors qu'elle subit une crise sur les livraisons de pétrole russe via le Bélarus. Moscou et Minsk ont d'ailleurs affirmé au même moment, mercredi midi, être tombés d'accord sur "un compromis" dans sur le transit de pétrole russe vers l'Europe. 

La Commission européenne a convenu de recommander la dissociation de la propriété de la production et de la distribution d'énergie. Ce que Paris et EDF refusent. Le gouvernement et le groupe français ont redit mercredi leur opposition à toute séparation des activités de production et de transport. La Commission a aussi affirmé vouloir s'attaquer aux groupes qui freinent la concurrence et avoir pour "préoccupation majeure" la concentration des marchés de l'énergie
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Publié dans Actualité

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