Angleterre-Ecosse, un vieux couple prêt au divorce ?

Publié le par romano_33


Plus d'un Ecossais sur deux et 3 Anglais sur 4 se disent favorables à une indépendance de l'Ecosse, dans un sondage pour le Sunday Telegraph.

Une proportion qui inquiète le gouvernement Blair à quelques mois d'élections au Parlement écossais, où le Scottish National Party semble bien parti.


Certes, l'indépendance de l'Ecosse n'est pas à l'ordre du jour. Surtout pas à l'orée de 2007, qui marquera le 300e anniversaire de l'union politique entre l'Angleterre et l'Ecosse, en 1707. Depuis lors, les deux royaumes ont eu le même monarque, quand Jacques VI d'Ecosse devint en 1603, Jacques 1er de Grande-Bretagne (terme qu'il introduisit).

Mais, alors que des élections se préparent en mai prochain au Parlement écossais (dissous en 1707, mais reconstitué en 1999 après que Londres eut accordé toute une série de pouvoirs législatifs portant notamment sur la santé, l'éducation et l'environnement), le sondage iconoclaste publié ce dimanche par le Sunday Telegraph a de quoi laisser songeurs nombre de sujets de sa Gracieuse Majesté. Il révèle en effet qu'une majorité d'Ecossais et d'Anglais sont favorables... à une séparation entre l'Ecosse et l'Angleterre. Fait marquant, les Anglais sont encore plus nombreux  (59 %) que les Ecossais (52%) à soutenir l'indépendance de l'Ecosse. Quelque 68% des sondés anglais soutiennent par ailleurs la création d'un Parlement anglais, tandis que 48% veulent une séparation totale du reste du Royaume-Uni - c'est à dire de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord (Ulster).

Plus prosaïquement, ce sondage a surtout de quoi inquiéter le gouvernement de Tony Blair... et les autres grands partis britanniques, travaillistes, conservateurs et libéraux-démocrates compris, à quelques mois des élections au Parlement écossais. Le Scottish National Party (SNP), favorable à l'indépendance et principal parti d'opposition au Parlement écossais, a eu le vent en poupe dans les récents sondages. Tony Blair a parlé vendredi d'un "cauchemar constitutionnel" si le SNP bat son parti aux prochaines élections.

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Publié dans Actualité

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