Des escarpins pour défendre les femmes violentées

Publié le par romano_33


Pour la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes samedi, quelques hommes ont participé au défilé en talons à Johannesburg.

A Paris, quelques centaines de personnes ont défilé entre la place de République et l'Opéra.


Le monde se mobilisait ce samedi contre les violences faites aux femmes. Femmes battues, violences conjugales, crimes d'honneur, mariages forcés : cette Journée internationale était organisée à l'initiative conjointe de l'Onu et du Conseil de l'Europe. En France, une femme sur trois en moyenne souffre de violences dans sa vie -c'est deux fois plus qu'en Colombie- et 50.000 femmes sont violées chaque année.

A Paris, la marche entre la place de la République et l'Opéra a rassemblé quelque 5000 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police. Etaient présents Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Dominique Voynet, Arlette Laguiller, Anne Hidalgo ou encore Marie-George Buffet. Cette manifestation était organisée à l'appel du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) qui fédère 140 associations féministes, syndicats et partis de gauche. Le CNDF a demandé "enfin la création, comme en Espagne, de tribunaux de la violence à l'encontre des femmes avec des compétences pénales et civiles".

A Johannesburg, en Afrique du Sud, cette mobilisation a rassemblé un millier de femmes et quelques hommes qui ont défilé tant bien que mal... en escarpins. Une marche de 3 kilomètres, douloureuses pour certains manifestants peu habitués des talons qui sont arrivés les pieds en sang. L'an dernier, quelque 55.000 viols ont été signalés à la police sud-africaine, et il ne s'agit là que des cas qui ont été portés à l'attention des autorités.

Lettre ouverte à Ségolène Royal
Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, a déclaré vendredi que sa première loi, si elle est élue en 2007, serait consacrée aux violences faites aux femmes. Insuffisants selon trois élues UMP qui ont lui demandé samedi "des actes pas des mots", soulignant qu'elle n'a participé à aucun débat lors des examens des récents textes de loi sur ce thème au parlement. Dans une lettre ouverte, ces élues lui rappellent qu'elle "n'a été présente ni en 1ère lecture, ni en 2ème lecture, ni lors de l'adoption finale à l'unanimité" de la loi du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple, qu'elle "n'a d'ailleurs ni déposé, ni cosigné d'amendements sur ce texte" issu pourtant d'une proposition de loi socialiste. Elles jugent que ce sujet "est trop grave pour être instrumentalisé politiquement". La lettre est signée de Nassimah Dindar, présidente du Conseil général de la Réunion, Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP et députée des Yvelines, ainsi que Bérengère Poletti, déléguée générale aux femmes et députée des Ardennes.
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Publié dans Actualité

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