Des escarpins pour défendre les femmes violentées

Pour la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes samedi, quelques hommes ont participé au défilé en talons à Johannesburg.
A Paris, quelques centaines de personnes ont défilé entre la place de République et l'Opéra.
Le monde se mobilisait ce samedi contre les violences faites aux femmes. Femmes battues, violences conjugales, crimes d'honneur, mariages forcés : cette Journée internationale était organisée à l'initiative conjointe de l'Onu et du Conseil de l'Europe. En France, une femme sur trois en moyenne souffre de violences dans sa vie -c'est deux fois plus qu'en Colombie- et 50.000 femmes sont violées chaque année.
A Paris, la marche entre la place de la République et l'Opéra a rassemblé quelque 5000 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police. Etaient présents Clémentine Autain, Olivier Besancenot, Dominique Voynet, Arlette Laguiller, Anne Hidalgo ou encore Marie-George Buffet. Cette manifestation était organisée à l'appel du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) qui fédère 140 associations féministes, syndicats et partis de gauche. Le CNDF a demandé "enfin la création, comme en Espagne, de tribunaux de la violence à l'encontre des femmes avec des compétences pénales et civiles".
A Johannesburg, en Afrique du Sud, cette mobilisation a rassemblé un millier de femmes et quelques hommes qui ont défilé tant bien que mal... en escarpins. Une marche de 3 kilomètres, douloureuses pour certains manifestants peu habitués des talons qui sont arrivés les pieds en sang. L'an dernier, quelque 55.000 viols ont été signalés à la police sud-africaine, et il ne s'agit là que des cas qui ont été portés à l'attention des autorités.
| Lettre ouverte à Ségolène Royal |
