Les proviseurs tapent sur les doigts du ministère

Proviseurs et principaux manifestent dimanche à Paris pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail.
Le syndicat SNPDEN-Unsa dénonce "des tâches multiples et désordonnées (...) outrepassant leurs missions d'éducation et sans moyens supplémentaires".
Ils ne s'étaient pas fait entendre depuis 12 ans. Les proviseurs des lycées, les principaux des collèges et leurs adjoints manifestent dimanche dans les rues de Paris pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail. Mobilisés à l'appel du principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa (75% aux élections), ils sont partis du lycée Montaigne, dans le VIe arrondissement, en direction du métro Rue du Bac (VIIe), près du ministère de l'Education nationale. Ils seront reçus ensuite pas le cabinet du ministre.
Ces chefs d'établissement remettent en cause le fonctionnement du système car ils "sont contraints de diriger dans des conditions inacceptables", selon le syndicat, qui cite "des tâches multiples et désordonnées (...) outrepassant leurs missions d'éducation et sans moyens supplémentaires", "des équipes de direction incomplètes" et une multiplication des contrats précaires "entraînant des rotations continues et néfastes".
"Propositions vers Noël"
"C'est une manifestation autour de notre métier pour dénoncer les conditions d'exercice de notre travail. On nous fait assumer des missions de tous ordres, nous n'arrivons plus à faire de la pédagogie et à travailler sur le long terme", a ajouté Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN.
"Nous avons entamé plusieurs discussions avec le ministère depuis le 20 octobre. Nous devrions obtenir des propositions vers Noël", a-t-il précisé. 3 à 4000 chefs d'établissement et adjoints (sur 13.000 dans le secondaire) sont attendus pour cette manifestation.
D'après agence